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Que faut-il pour faire la PDG ?

Consistant à démarrer au milieu de la nuit, avec une équipe de trois, et traverser la moitié des Alpes suisses lors d’une course-poursuite de 60 km, avalant suffisamment de dénivelé pour arriver à la moitié de l’Everest, la Patrouille des Glaciers a rejoint, à juste titre, le club des courses de ski de randonnée les plus emblématiques au monde.

Organisée par l’armée suisse, la course épique de Zermatt à Verbier est devenue l’une des choses à faire avant de mourir pour la plupart des athlètes d’endurance les plus chevronnés du monde. Bien qu’elle ait grandi en popularité, cette épreuve difficile n’est pas pour les âmes sensibles et le succès est réservé aux randonneurs les mieux entraînés.

Cette année, Mountain Air a trois athlètes sur la ligne de départ et ils découvrent par eux-mêmes ce qu’il faut pour triompher de la PDG.

Tess Lawson de chez Mountain Air a découvert la PDG il y a deux ans. Cycliste sur route chevronnée et coureuse d’endurance, Tess a regardé son frère passer la ligne d’arrivée en 2018 et a immédiatement su que c’était quelque chose qu’elle voulait faire. 

« J’ai participé à de grands évènements d’endurance auparavant mais jamais à une course de ski-alpinisme comme celle-ci », dit-elle. « Tout ce que j’ai accompli jusque là reposait sur mes propres capacités, mais cette fois il y a une équipe et ça change tout. »

Bien que Tess rejoigne la PDG après un été de cyclisme intensif sur route, elle n’a pas perdu une seconde pour se préparer pour la mythique course.

« Dès l’arrivée de la neige, j’ai commencé à skier, » déclare-t-elle. « À partir du mois de novembre, presque tous les jours, j’ai fait des séances de préparation très tôt le matin avec des sorties en peau de phoque ou de vélo d’intérieur. »

« En janvier, j’ai effectué 17.000 m de dénivelé et 35 heures d’entraînement sur les skis. Tout le monde dit qu’il faut faire 100.000 m de dénivelé avant l’épreuve. »

Chaque matin avant d’aller au travail, vous pouvez trouver Tess en train de s’élancer à l’assaut des Attelas, engrangeant 1000 m de dénivelé avant que la plupart des résidents de Verbier n’aient réussi à sortir de leur lit.

« Je n’ai jamais été aussi concentrée sur un objectif particulier. Cela va constituer mon plus grand défi à ce jour, car j’ai travaillé avec mon équipe et que j’ai cela en tête depuis deux ans, mais aussi parce qu’il y a trois ans je ne savais pas si je serais à nouveau capable de skier après une blessure. »

Spécialiste des locations, Joe Bartholomew se lance aussi dans sa première PDG. Luttant contre des réveils très précoces et des blessures persistantes, Joe découvre par lui-même ce qu’il faut pour s’aligner sur la ligne de départ de la mythique course.

« Ceci étant mon dixième hiver, il me semblait approprié d’essayer de marquer le coup avec un événement qui fera date et que j’aurai plaisir à me remémorer. C’est aussi un moyen de ne pas me reposer sur mes lauriers et de garder à l’esprit qu’il y a toujours moyen de s’améliorer et de dépasser ses limites. »

Bien qu’il soit un skieur hors-piste accompli, la course de 60 km représentera un nouveau défi pour Joe.

« Ce sera indiscutablement le plus grand événement pour lequel j’aurais eu à m’entraîner de la sorte. Pour moi, le plus grand obstacle est l’aspect mental. J’ai commencé l’entraînement avec des blessures persistantes existantes, alors j’essaie de m’entraîner et de faire de la rééducation en même temps. C’est une lutte constante pour repousser mes limites. Ça a été une expérience constituée de hauts et de bas. J’ai lutté pour rester motivé quand mon physique donnait des signes de faiblesse. » 

Joe a commencé l’entraînement en octobre et, malgré les blessures auxquelles il a dû faire face, il commence à en sentir les bénéfices

« Une fois que les blessures et la douleur aux genoux ont commencé à s’estomper, j’ai pu commencer à engranger du dénivelé ! Il a été assez difficile de me motiver à me lever à 5h45 tous les matins, mais vous ressentez un véritable sentiment d’autosatisfaction une fois que vous y êtes parvenu. »

Le réserviste de l’équipe de Tess, cette année, ne sait que trop bien ce qu’il faut pour faire la PDG. Le gourou du rayon matériel de Mountain Air et l’as des sports d’endurance, Tom Crothall, a participé à la dernière PDG en 2018 avec le frère de Tess. Après d’innombrables heures d’entraînement en solo et avec son équipe en 2018, Tom connaît les conditions nécessaires pour affronter la célèbre épreuve.

« C’est un véritable investissement en termes d’efforts et de ressources », déclare Tom. « Il y a les réveils matinaux, les longues soirées, le froid, le Lycra et les skis étroits. »

Tout comme Tess, bien qu’il soit un expert des courses d’endurance, travailler en équipe lors d’une épreuve de longue distance comme la PDG constitue un vrai défi.

« Il est bien plus facile de s’entraîner à sa manière et de se présenter à la course. Mais avec une équipe de trois, il est beaucoup plus difficile d’être en phase au même moment. »

« Je ne voulais pas laisser tomber mes coéquipiers », dit-il. « Je faisais en moyenne 5000 mètres par semaine. J’allais au travail à skis depuis Lourtier, deux ou trois fois par semaine et je faisais 2000 mètres de plus par jour les week-ends. »

S’entraîner en équipe était tout aussi important. Ils ont dû apprendre à skier encordés pour des raisons de sécurité, quelque chose qui demande beaucoup de pratique.

« Nous ne savions pas ce que nous faisions, nous avons simplement improvisé au fur et à mesure. La personne à l’avant devait imprimer un bon rythme, entre rapide et dangereux, c’était important. Nous sommes beaucoup tombés pendant l’entraînement.

« Nous avons aussi dû décider si nous voulions utiliser un élastique sur la corde. Nous avons pratiqué les transitions ensemble pour nous assurer que nous allions à la même vitesse et nous avons même dû voir comment nous allions manger. »

« Il n’existe pas beaucoup de courses majeures où vous atteignez vraiment vos limites, tout en dépendant entièrement d’autres personnes. »

Bien que la course de 2018 ait offert son lot de difficultés à l’alpiniste chevronné, Tom est prêt à relever de nouveau le défi si il est appelé.

« La sensation de franchir la ligne est vraiment fabuleuse. Ce fut une longue et intense nuit. Nous avons regardé le soleil se lever et nous avons couru avec nos chaussures de ski à travers la ville. C’est mythique et ça en vaut vraiment la peine. »

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